Biographie

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Ingénieur en électronique (INSA de Lyon)
MBA (INSEAD de Fontainebleau)
> Président-directeur général d’AXON’ CABLE.
> Président du pôle de compétitivité MATERALIA.
> Vice Président de la FIEEC.
> Président élu de la commission Industrie de la CCIR Champardennaise.
> Membre de l’Académie Française des Technologies.
> Membre de WPO (World President Organisation)

 

 

Chemin professionnel :

Dans l’onglet « articles » vous trouverez plusieurs textes donnant ma biographie détaillée.

Je vais plutôt vous décrire ici mon chemin professionnel. Diplômé ingénieur à 21 ans, je rêvais de diriger une entreprise, mais je ne savais pas comment accéder à cette fonction.

En entrant à l’INSEAD, je pensais que je trouverais en gestion des théories et des calculs comme en physique. Il n’en était rien, ce qui m’a permis de résumer mon année de MBA en une phrase « la gestion, ce n’est que du bon sens ». La dizaine d’années dans des fonctions de “chef de projet” chez IBM-Paris et OMEGA-Suisse m’ont bien préparé à la gestion d’entreprise.

En 1980 j’ai sauté le pas en postulant comme PDG d’une PME de 100 personnes, située à Montmirail, fabricant du câble, filiale de Volvo. Je l’ai rachetée en 1985 en faisant ce qui est devenu le plus vieux LMBO français vivant. Mais je n’ai pas eu le temps de m’endormir sur mes lauriers.

La crise très sévère de 81-84 et les autres crises, dont celle de 2009, m’ont vite fait progresser en gestion, risque de faillite oblige. A chaque fois j’ai utilisé la même méthode, la montée en gamme, pour échapper aux crises et gagner en compétitivité. Les 3 ou 4 principales montées en gamme sont décrites dans l’onglet « articles ». Cela m’a fait trouver des méthodes originales en embauche (stages et logements), en formation (classes en entreprises), en marketing (mécénat).

On m’a souvent demandé d’écrire un livre sur mes méthodes de management : j’ai toujours hésité à le faire, ayant remarqué que les meilleurs livres de management que j’ai lus ont été écrits par des professeurs et non des chefs d’entreprises. Mais je fais souvent des exposés devant des étudiants, moi-même ayant été captivé par des chefs d’entreprise racontant leur aventure. Je me rappelle encore l’exposé d’Akio Morita, le fondateur de Sony, qui racontait comment il avait démarré à ses débuts ses ventes aux USA quasiment sans argent.

Mes échanges avec d’autres chefs d’entreprise ont été déterminants pour clarifier mes idées et en trouver de nouvelles. Mes nombreuses soirées au CJD de Reims m’ont été très utiles. Et c’est pour cela que je me suis ensuite inscrit au chapitre parisien du YPO (Young President Organization) et dont je fus un temps le président. Aujourd’hui je fais partie du WPO (World President Organization).

J’ai toujours eu plaisir à faire ce travail de chef d’entreprise, qui m’a toujours semblé plus un amusement qu’un travail. Et j’éprouve un tout aussi grand plaisir à voir les personnes que j’ai embauchées progresser dans leur travail, y réussir et se réaliser.

AXON’ CABLE est désormais une ETI patrimoniale. Fin 2012 elle comptait 1 650 salariés dont la moitié en France. Elle a une quinzaine de filiales créées au fils des ans et toutes détenues à 100% : USA, Mexique, Brésil, Chine, Japon, Inde, Hongrie, Lettonie, Espagne, Ecosse, Allemagne, Ivry-sur-Seine, Quimper, Orbais-l’Abbaye, Mécringes, Montmirail.

Cela m’a nécessité beaucoup de voyages. Cela avait fait dire avec beaucoup d’humour à Yvon GATTAZ, l’ancien président du CNPF, lorsqu’il m’a remis les insignes d’officier de la Légion d’Honneur, que j’avais « d’abord enrichi la SNCF » pour aller voir ma fiancée à Vittel en faisant mon service militaire en Charente, « puis enrichi les compagnies aériennes » pour créer toutes ces filiales. Mais une vingtaine d’années auparavant, Pierre MULLER, l’ancien Directeur Général de Pomona, en me remettant les insignes de l’Ordre National du Mérite, avait déclaré « Joseph PUZO est quelqu’un qui sait se libérer ». J’avais été étonné par ce compliment, mais c’est vrai que lorsque quelque chose me passionne, j’arrive à trouver du temps.

C’est pour cela que je me suis investi avec Pierre GATTAZ, président actuel du Medef National, d’abord au GIXEL (Groupement des industries des composants), puis à la FIEEC (Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication) dans la commission « innovation & croissance ». J’y ai institué le Prix annuel de la Recherche Appliquée qui récompense tous les ans des chercheurs académiques ayant fait industrialiser leurs innovations par des PME dont le siège est en France.

Je prends beaucoup de plaisir aussi à l’Académie des Technologies, où j’ai été coopté en 2005. J’y suis entouré de brillants professeurs qui font des synthèses extraordinaires sur des sujets complexes. J’y apporte ma contribution de chef d’entreprise. Et c’est là où je me suis passionné pour la télémédecine grâce au président François Guinot et au Professeur Francis Lévi. C’est cette Académie qui est à la source du projet DOMOMEDECINE champardennais démarré en 2009.

Lorsque l’UIMM m’a incité à postuler à la Présidence du Pôle de Compétitivité Matéralia en 2011, qui venait à renouvellement fin novembre de la même année, j’ai demandé 6 mois de réflexion. Je voulais d’abord bien comprendre ce qu’est un Pôle et notamment un Pôle sur les matériaux. J’ai trouvé que c’était un outil extraordinaire pour faire croître les PME et les mettre en relation avec les chercheurs et les écoles. J’y ai défini une stratégie de montée en gamme pour les PME dès ma prise de fonction. Cette stratégie a été reprise dans les recommandations du rapport Gallois et du Pacte de Compétitivité de novembre 2012. Début 2013, nous avons défini la feuille de route à 10 ans du Pôle, dont un des axes forts est la Fabrication Additive, communément appelée impression 3-D, qui est le socle de ce qui peut devenir la 3ème révolution industrielle.

Toute cette expérience accumulée m’a apporté une vision assez claire sur ce qu’il faut faire pour générer un rebond économique de notre territoire. Ce rebond dépend beaucoup de nous, les Entreprises. La croissance de nos entreprises par une montée en gamme est génératrice de compétitivité, d’emplois qualifiés et pérennes.

La meilleure unité territoriale pour un rebond économique est la Région, car les circuits de décision et de déclenchement d’actions y sont courts. Chaque Région peut se choisir ses axes de montée en gamme en se fondant sur ses points forts. La Champagne-Ardenne a des points d’excellence sur lesquels s’appuyer pour son rebond.

J’apporte donc dans les diverses instances où j’interviens ma contribution, pour impulser ce rebond et le déployer avec la contribution opérationnelle d’une large équipe.

Joseph PUZO. 29.12. 2013.